Par Marie-Noëlle Guichi
Choisir un métier en fonction des opportunités et perspectives d’emploi qu’offre le secteur, est très indispensable. Il importe donc d’avoir connaissance des professions où les besoins en personnels compétents sont considérables aujourd’hui, et qui créeront le plus d’emplois dans les années à venir. Faisons-y un tour.
« Déchets
: opportunités de green business et d’emplois verts en Afrique », c’est le
thème d’une rencontre internationale qui s’est tenue les 26 et 27 mars 2014 à
Douala au Cameroun. Le but de ce
séminaire était de montrer la place de l’environnement dans la création de
nouveaux emplois en Afrique. Le site Internet Jobboom prévoit d’ailleurs une
pénurie de travailleurs dans ce secteur pour les années à venir.
EnviroCompétences, lui, indique que le nombre d’emplois en développement
durable devrait croître significativement au cours des trois à cinq prochaines
années. La même source précise que près de 85 % des firmes de consultation en
développement durable et près de la moitié des employeurs canadiens dans le
secteur prévoient embaucher, ce qui créera plus de 4 200 emplois. Enquête d’ECO
Canada fait savoir pour sa part que les métiers de l'environnement ont augmenté
de 70 % entre 2007 et 2010 au Québec.
Opportunités d’emploi aux femmes
Dans un
dossier sur le palmarès des métiers qui recruteront en 2015, le site web
www.letudiant.fr observe que cinq secteurs dans le tertiaire, concentreront
l’essentiel des créations d’emplois à l’horizon 2015 : les services aux
particuliers, la santé et l’action sociale, les transports et la logistique,
les métiers administratifs le commerce et la vente. Cette progression des
métiers de service s’accompagnera, apprend-on, d’une féminisation des
professions.
Et ce sont l’enseignement, la formation et la communication qui
offriront les plus belles opportunités d’emploi aux femmes. Ce site souligne
que les difficultés ponctuelles à recruter dans certains secteurs pourraient
également faciliter aux femmes l’accès à certaines professions très qualifiées
et, malheureusement, encore très masculines, comme ingénieur informatique ou
directeur comptable et financier. À condition que, d’ici là, les jeunes filles
investissent davantage les filières de formation scientifiques et techniques…
L’on
relève sur www.letudiant.fr qu’il y’aura des transformations en profondeur, au
rythme des innovations dans le domaine des nouvelles technologies. Ainsi, dans
la presse, les supports vont se diversifier et les journalistes seront de plus
en plus nombreux à "s’emparer" du multimédia. La polyvalence sera de
mise : par exemple, on demandera de plus en plus aux journalistes de presse
écrite d’être également capables de réaliser des images vidéo et de les monter.
De la même façon, les spécialistes de la communication d’entreprise ou
institutionnelle enrichiront leurs équipes de webmasters et autres spécialistes
de la Toile, formés aux techniques de communication. Journaliste multimédia,
Journaliste Reporter d’Image (JRI), responsable de la communication, attaché de
presse, webmaster, journaliste d’entreprise, documentaliste, mediaplanner,
planner stratégique, gestionnaire de crise, gestionnaire de
l’interactivité…sont autant de gisement d’emplois pour les chercheurs d’emplois
dans le secteur des médias. Pour y arriver, il faut être accro des nouvelles
technologies.
Secteurs porteurs
L’informatique
est ainsi présentée comme un métier d’avenir.
Sur la décennie 2005-2015, c’est le secteur qui créera le plus de
nouveaux emplois. Aujourd’hui, la plupart des entreprises sont équipées en
informatique et travaillent main dans la main avec les sociétés de services en
ingénierie informatique et les éditeurs de logiciels.
Les experts pensent que
les entreprises rechercheront de plus en plus des informaticiens dotés à la
fois de compétences techniques et capables de comprendre les
"métiers" de l’entreprise tels que le marketing, les ressources
humaines, etc.
Le secteur du High-tech, en générale est en tête des secteurs
qui recruteront le plus. L’agriculture, le commerce, l’industrie, l’élevage,
les biotechnologies, la santé, l’éducation, l'audiovisuel, le spatial et les
nanotechnologies… ne sont pas en reste. Ils demeurent des secteurs porteurs.